2/25/2008

Merci Tony


La première fois que je l’ai entendu, c’était en regardant un épisode des Sopranos, alors que Tony assistait à un striptease, la musique d’ambiance, plus que l’opulente poitrine de la demoiselle, a retenu mon attention « Oooh, mais c’est quoi cette mélodie qui a été samplée par un groupe dont les titres passent en boucle sur les radios pour jeunes !!! ». S’en suivit une recherche effrénée sur le net et ses bases de données de sampleur/samplé, mais rien à faire, pas de donnée concernant ce track...Au bout de quelques semaines, j’abandonnais.


Et puis hier en flânant chez un disquaire, je suis tombé par hasard sur la nouvelle édition du Sampling Love Source Dictionary, bouquin publié au Japon qui recense et classifie un nombre incroyable de sampleur/samplé. Premier réflexe cherché ce fameux track, je vais à la lettre B, le groupe apparaît bien sur, puis le titre "My ...." et là PAN il apparaît aussi, je retiens le nom du groupe samplé, le titre du morceau, je rentre chez moi et voici…



2/24/2008

Le retour du funk - 2.5




Certains m’ont fait très justement remarqué que je n’avais pas posté de message depuis longtemps. Alors pour me faire pardonner, et aussi pour faire chauffer mon Traktor Scratch tout fraîchement installé, voici un petit mix maison qui j’espère vous fera plaisir.
Ces derniers temps j’ai un peu deserté les territoires de la minimale pour revenir vers des rivages plus deep et funky...
Vous m’excuserez les petites imperfections techniques, personne n’est parfait et puis les imperfections c’est bien ça montre qu’on n’est pas encore des machines bordel !
A écouter très fort avec la fenêtre ouverte pour faire venir le printemps (enfin sauf pour les toulousains pour qui le printemps est déjà là) !

Slowhouse – Two – 2008 - Slowhouse Recordings
Kerri Chandler – Oblivion – 2006 - Soul Heaven Records
Common Factor – In to – 1998 – Planet E
Andomat 3000 & Jan – Entr’Acte music – 2006 – Cadenza
Mark Broom – Taken – 2007 – Toys for boys
Tracey Thorn – Damage (Tiefschwarz Dub) – Fine
Eriko Tanabe – Audacious bit – 2003 – Morris Audio City Sport
Denis Karimani & Morbid Monja – Noone – 2006 – Budenzauber Recordings
Milton Jackson - 1998 (Shur-i-kan Micro Rave Remix) – 2006- TronicsoleSimon Flower - Send In The Clowns (2000 And One Remix) – 2007 – Moon Harbour
Phonique - Bang (Will Saul & Tam Cooper Remix) – 2007 – Dessous Recordings
Toka Project – Spun – 2005 – Bambino Recordings
Kinky Movement – Sling it – 2007 – So sound
Soda Inc. - Tropicana (Pure Plastic Dub) -2005 - Plastic City
KC Flightt – Voices – 1991 - RCA

2/17/2008

Le retour du Funk - 2

Hier soir, au Social Club, nous avons vu les Primary1. C'était certainement l'un des concerts les plus courts que j'ai dernièrement pu voir, mais les cinq titres interprétés étaient suffisamment plaisants et entêtants pour avoir envie de vous en parler ici.
Primary1 est un trio avec une fille (ça fait toujours plus sexy), dont la moyenne d'âge doit être à vue de nez autour des 23 ans et qui donne dans ce fameux mélange electro-rock où l'on ne sait plus très bien qui fait quoi mais dont on se fout au final.
Deuxième sortie du label Phantasy Sound, dont la direction artistique est assurée par le bon Erol Alkan, on peut donc prédire un avenir relativement radieux à ce teenage band musclé qui a l'air de prendre plaisir à ce qu'il fait. Bon, tout ça reste a confirmer bien sûr, tout l'enjeu sera pour eux de sortir deux ou trois autres petites bombes pour bien exciter la blogopshère, puis se risquer au tout pour le tout avec un premier album qui ne soit pas une compilation des précédents maxis (la durée de vie d'un tube étant désormais estimée à 1 mois, allez 1 mois et demi). Mais, encore une fois, avec l'aide de Erol Alkan en papa mentor, je pense que les petits partent avec de bon atouts. On va dons tacher de surveiller cela.
Signalons enfin que le maxi actuellement en vente voit deux de nos compatriotes, Yuksek et The Shoes, signer de beaux remixs. La connexion Reims-Londres se serait-elle révélée avec le TGV Est ?

A ceux qui se poserait la question : ah quoi bon ? des groupes comme Primary1, on en voit passer tous les mois ... ras la casquette des Metronomy, des Goose, des Crystal Castle !
de 1/ pour le live, tout n'est pas au point, certes, c'est même loin d'être le cas, mais il se passe quand même quelque chose autour de cette forme hybride machine-instruments qui peut être assez salvateur.
de 2/ ça me permet de faire un post à moindre frais qui porte un numéro 2, du genre "j'ai de la suite dans les idées" ou bien encore "tu vois, je te l'avais bien dit" ;)

2/09/2008

Allons enfants de la patrie ...

En bon français que nous sommes, nous avons tendance à focaliser sur nos succès nationaux : la Nu-Rave, une invention française pardi ; Daft Punk, le meilleur groupe du monde ; la new French Touch, certainement la quintessence de la musique du XXIème siècle ... ça flatte l'orgueil national en ces temps de disette économique (si l'on en croit Eric Woerth)
Du coup, ça faisait un petit moment que je n'avais pas jeté une oreille sur les derniers maxi du label Turbo, le label de Tiga, omnubilé (malgrè moi, je dirais presque ...) par les sorties de nos fleurons cocorico, les Ed Banger, Institubes et autres Kitsuné.
Erreur, le label canadien nous réserve de belles surprises en développant notamment un catalogue loin d'être monomaniaque. Pour moi en tout cas, le titre ci-dessous de Duke Dumont, B-Boy de la banlieue ouest de Londres, fut une découverte agréable. Si tout ne semble pas bon dans le canard (Duke ... ahah), ce titre à la mérite d'être efficace !



Alors si vous croyiez que les arpèges sans fin et criards de synthé vintage étaient réservés à notre maitre Kavinsky et son jeune disciple Danger, et bien détrompez-vous !

weekend no uta


2/07/2008

Improve the mutant skillz


Pionnier de l'electro breakbeat au côté d'Egyptian Lover et de The Unknown Dj, producteur sur le premier album d'NWA, Arabian Prince aka Professor X a peu à peu disparu de l'industrie musicale pour se tourner vers celle du jeu vidéo et des effets spéciaux pour le cinéma au début des années 90. Premier pouvoir du Professor X, la clairvoyance et le sens du Bi$$.

Puis en 2006 quelle ne fut pas la surprise de voir sortir sur le label hollandais Clone un nouveau maxi du Professor "Statix", mêmes ingrédients, beats un peu plus puissants pour aller avec l'air du temps, une réussite. Deuxième pouvoir du Professor X, resurgir de nulle part et casser la baraque.

En 2007, il apparaît sur une compilation Stones Throw avec son plus gros hit des années 80 "Professor X Saga" et accompagne le label en tournée. On se dit c'est bon, il ne va pas tarder à nous sortir une nouvelle galette, on va pouvoir se trémousser sur de beats old school bien électro et faire la danse du robot.....mais il semblerait qu'il soit retourner dans son laboratoire secret s'adonner à d'autres pratiques et depuis pas de nouvelles. Autre pouvoir de Professor, faire mariner ses fans…

2/06/2008

Le futur nous réserve le meilleur du passé

L'époque est au recyclage, on le sait (ça serait même la marque de fabrique des 00's, finie les utopie progressistes et futuristes, on copie-colle de l'existant) ... mais ici oubliez les best-of, les re-edits ou bien encore les albums de reprises qu'ils soient populo (Boyz II Men) ou branchés (Cat Power).
Dans ce post, nous allons parlé des productions récentes qui sentent bon la nostalgie, qui donne dans la patine, le noir et blanc, sans pour autant donner dans le kitsch, de la musique à costume en quelque sorte, comme l'on peut parler de films à costume.

Prenons un cas d'école : vous aimez Al Green. A l'annonce de sa mort, qu'allez-vous décider ?
A/ Vous décidez de ne plus voir un seul concert de votre vie
B/ Vous vous rabatez sur des sosie-imitateurs
C/ Vous êtes perdu et errez dans le désert en attendant le messie

Eh bien nous avons la solution ! Allez voir un concert de Sharon Jones: même inspiration, même feeling, même sensation, même instrument, même look, mais ce sont des compositions originales et non pas du karaoke. C'est à la mode en ce moment (Sharon cartonne et elle n'est pas loin de remplir des stades aux USA) et si l'on songe à tous ces vieux croulants des années 60 et 70 pas encore morts qui bénéficient d'un bon gros réservoir de fans, et bien je vous annonce que la tendance devrait exploser d'ici quelques années.

Fans des années 50, 60, 70, pas encore 80 (pour l'instant c'est les reformations qui battent le pavé, mais patience ...), réjouissez vous! Tout ce que vous ne pouviez plus voir en live, ou ce que n'aviez jamais pu voir d'ailleurs, sera bientôt dans une salle prêt de chez vous ... et j'avoue que je ne suis pas sûr que ça me déplaise ...
En attendant je vous laisse avec l'amie Sharon. Dédicace à Boog.


Sharon Jones and the Dap-Kings - 100 Days, 100 Nights

1/31/2008

In bed with Colleen et Hauschka


Deux des artistes déjà apparus dans la programmation des Siestes étaient à Kyoto le week-end dernier. C'est donc avec plaisir que je suis retourné voir Hauschka et Colleen, artistes dont j'apprécie écouter la musique tranquillement calé sur mon tapis chauffant. 

Ce qui est intéressant chez ces deux artistes c'est le coté musique fabriquée, résultat d'expérimentations animées par un désir de toucher à tout.


Toucher à son piano pour Hauschka que j'avais découvert avec le très bon album "the prepared piano" composé de mélodies rythmées et répétitives, qui s'inscrit donc dans la tradition du piano préparé. On peut donc découvrir en live quels sont les objets qui servent à composer ces rythmiques, où est ce qu'il les place et après avoir soigneusement décortiqué le piano, il ne reste plus qu'à se laissé emporter par la musique. Mais je dois avouer qu'une fois les premiers morceaux passés, les surprises s'atténuent et les expérimentations s'avèrent de moins en moins prenantes. Ceci dit je continuerai à écouter ces mélodies sur mon tapis chauffant.


Toucher à tout pour Colleen, joueuse d'instrument autodidacte qui utilise guitare, boites à musique, viole de gambe (cousin italien du violoncelle), et autres pédales à effets. Ici aussi on prend un malin plaisir à regarder comment elle construit en live les morceaux qu'on a pu écouter à la maison sans jamais se demander comment elle les avait composés. Colleen devant vous, prend son temps pour accorder ces instruments, s'accroupit devant ses pédales pour sampler, distordre les sons et petit à petit on rentre dans son univers musical, son intimité créatrice, au son de ses douces mélodies. Prenant. Merci Colleen de nous faire partager cela.

1/27/2008

weekend no uta





ps: cherche spécialiste en Nina Simone pour playlist avisée, merci.

1/25/2008

the best kept secret


Il y a 20 ans sortait au Japon "Akira", chef d'oeuvre de l'animation japonaise, réalisé par Otomo Katsuhiro. Tout a été dit sur cette superproduction, tout le monde l'a vu et tout le monde en pense beaucoup de bien, avec peut être un seul point faible, un scénario passé à la moulinette par Otomo lui-même afin de faire tenir en 2 heures son manga courant sur environ 2200 pages.

Après cela Otomo c’est investit dans divres projets qui lui tenaient à coeur, comme l’écriture du scénario de "Metropolis", un coup de main pour la production de "Perfect Blue" entre autres, et il aura fallu attendre "Steam Boy" en 2004 pour revoir un vrai Otomo sur grand écran. Si le résultat n'était pas à la hauteur de l'attente, "Steam Boy" n'en reste pas moins un excellent divertissement. Depuis si, à ma connaissance, rien n'est sorti en Europe, ici, Otomo s'est lancé dans 2 projets.

Le premier une adaptation cinéma live (avec de vrais gens), du manga Mushishi.

Mushishi, c'est l'histoire de Ginko, médecin pas comme les autres qui soigne de curieuses maladies transmises par des formes de vie primitives invisibles pour le commun des mortels (si,si). A chaque épisode Ginko s'en va soigner un patient quelque par dans la campagne reculée ou dans un village niché dans la montagne luxuriante d'un Japon rural.

Si l'adaptation animée du manga dégageait une douce mélancolie qui donne tout son charme à cette série écolo, le film lui est long, pénible, pas forcement bien réalisé et plutôt mal joué (la démarche mannequin cool de l'acteur interprétant Ginko est plutôt agaçante). Bref le passage live et long format ne sont ni un bien pour la série, ni pour la filmographie d'Otomo.

Le second projet se nome "Project Freedom".  Ce qui devait être à la base qu'une série de pubs pour la société Nissin et son produit phare les cup noodles, c'est transformé en une série animée de 6 épisodes qui devrait se terminer en février. Autant être honnête, si sur le papier cette série avait tout pour nous faire rêver avec Otomo au storyboard et design, et un scénario signé par Dai Sato déjà à l'oeuvre sur Cowboy Bebop et Samourai Champloo, la vue des 4 premiers épisodes laisse penser que le tout ne sera pas une grande réussite...Bref vous l’aurez compris, Akira a 20 ans, Akira restera probablement l’œuvre majeure de son auteur et si vous ne l’avez jamais lu, allez chez votre marchand de bd, procurez vous les 6 volumes et défoncez les en une nuit.

haaa comme j’aimerais ne pas encore l’avoir fait…

1/22/2008

Le retour du Funk ?


Alors que la vidéo Sensual Seduction de Snoop est certainement le meilleur clip de 2007, que l'on a beaucoup entendu parlé de Chroméo cette année, que le label américain "Italian Do It Better" n'en finit plus de faire du buzz, j'aimerais ici évoquer un autre yankee qui mériterait que l'on s'intéresse plus à lui : San Serac

Alors que tout se profilait bien pour lui en 2006 avec la sortie d'un beau maxi sur le label de Trevor Jackson, Output, patatrac la célèbre maison met la clef sous la porte ... du coup quand son album "Professional" sort, fin 2007, sur son propre label, Frog Man Jake, il est beaucoup plus difficile de faire parler de lui ... et c'est à mon sens bien dommage ... à vous d'en juger maintenant!


San Serac - Dub Tactics


San Serac - Tyrant

1/19/2008

weekend no video

Sebastien Tellier "Sexual Sportswear"


1/16/2008

Invitation au voyage

Petite chronique simple et efficace cette semaine, disponiblent sur le très recommandé blog alain finkielkrautrock, les deux programmes Radio Mogadishow sont de vraies invitations aux voyages physiques et spirituels, la bande son parfaite pour tous vos déplacements en métro, voiture, train, avion et autres voyages astraux...



1/13/2008

S'étendre sans se répandre

Quand Manuel Göttsching rencontre Joe Claussell, ça ressemble à une finale de championnat du monde d'échec pendant la guerre froide. Il faut bien se préparer et prendre son temps pour lire la discographie de l'un et de l'autre jusqu'au bout. Oui, précisément jusqu'au bout, les deux hommes étant fermement résolus à ne pas appartenir au passé. Comme si l'art de faire durer le plaisir (que l'on retrouve également dans la cosmic disco d'aujourd'hui parmi des producteurs qui, de Lindstroem à Prins Thomas, revendiquent d'ailleurs volontiers l'héritage de Göttsching) était aussi un art de vivre.
Cette collaboration entre les deux hommes (qui est en fait un remix de trois morceaux de Göttsching), sortie en 2006 sur le label du Berlinois MG Art, peut faire sourire à l'heure où la blogosphère est tétanisée à l'idée d'entendre un morceau de plus de 3mn30.
Un des papas de la deep house new-yorkaise d'un côté et de l'autre un ancien du Ash-Ra Tempel qui à force de trafiquer ces synthés précipite le mal-nommé krautrock dans la early techno : à y regarder de plus près, la rencontre n'est pas si étonnante que ça. Les deux hommes oeuvrent pour la haute voltige. Et comme cela n'a aucun intérêt de voir un funambule courir d'un bout à l'autre de son fil, et bien ça dure, ça dure, ça dure...et c'est bon.


Manuel Göttsching - deeper distance joaquins dream version